Analyse des cohortes internationales
Une méta-analyse majeure publiée dans The Lancet Public Health a regroupé les données de 15 études couvrant près de 50 000 adultes sur quatre continents. L’objectif était de déterminer le point d’inflexion où les bénéfices de la marche sur le risque de mortalité plafonnent.
L’étude a révélé une corrélation inverse forte : plus le nombre de pas augmente, plus le risque de mortalité diminue, mais jusqu’à un certain seuil.
La stratification par âge
Les résultats montrent une distinction claire selon l’âge :
Pour les plus de 60 ans : Le risque de mortalité diminue progressivement jusqu’à atteindre un plateau entre 6 000 et 8 000 pas par jour. Au-delà, les bénéfices supplémentaires sur la longévité sont marginaux.
Pour les moins de 60 ans : Le plateau se situe plus haut, entre 8 000 et 10 000 pas par jour.
Ces données permettent de fixer des objectifs de santé publique plus réalistes et personnalisés. L’intensité de la marche (la cadence) apporte des bénéfices cardiovasculaires additionnels, mais le volume total reste le prédicteur le plus fiable de la survie.
Le message scientifique est clair : chaque pas additionnel compte, bien avant d’atteindre la barre symbolique des 10 000.